Mairie de Trébas les Bains
Station Verte Pavillon Bleu 2017

Histoire

Histoire des sources

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Trois sources sont répertoriées à Trébas : Saint-Roch, Assié et Sainte-Marie. Les deux premières sont cuivreuses et ferrugineuses, tandis que la troisième est plus particulièrement carbonatée sodique.


L’utilisation des eaux de Trébas les Bains remonterait aux temps les plus anciens. Elles étaient connues et utilisées à l'époque gallo-romaine. En attestent divers objets datant de cette époque (pièces, médailles, débris d'amphore...) qui furent retrouvés en remaniant le captage des sources Assié et Saint-Roch.
 

Monsieur Caraven-Cachin, auteur d’un travail sur le titre « L’exploitation des sources thermales dans le Midi de la Gaule », dit :

« Les sources cuivreuses ferrugineuses, lithinées de Trébas étaient employées dès la plus haute antiquité. Dans les anciennes constructions on a découvert des débris d’amphores avec des marques de potiers A.A et A.R, ainsi que des monnaies romaines frustes, parmi lesquelles se trouve un moyen-bronze de Germanicus » qui avait été frappé pour perpétuer le souvenir de la campagne de Germanie, l’an de Rome 770 (soit l’an 17 après Jésus Christ ; calcul à compter de la fondation de Rome le 24 avril -753).
 
Moyen bronze de Germanicus
 

Débris d'amphores
 


Cependant, l’avènement du Christianisme, les bouleversements survenus dans cette région au moment de la Guerre de cent ans, des guerres religieuses et l’occupation anglaise diminuèrent la fréquentation.
 Mais il parait que, durant ces diverses luttes les routiers anglais venaient à Trébas pour obtenir la cicatrisation de leurs blessures, dès cette époque, la Source Saint-Roch était en effet renommée pour la guérison rapide des plaies les plus horribles.
La lèpre, alors très répandue dans le sud de la France, y était également soignée... et guérie ! Mais cette période de célébrité cessa avec les guerres de religion.



En 1835, les propriétés curatives des sources furent redécouvertes et Trébas devint Trébas les Bains. Réputées comme étant les eaux les plus cuivreuses du monde, les eaux de Saint-Roch étaient notamment utilisées dans le traitement des maladies de la peau : psoriasis, eczéma, acné, lupus, ulcères... Mais on venait également en cure à Trébas pour soigner des rhumatismes, des maladies des muqueuses, des rhinites, des pharyngites, des affections de l'œil ou des "maladies de femmes" (affections utérines).​


 


La source exploitée et autorisée par ordonnance du 27 avril 1835, n’est pas la seule qui soit connue à Trébas. Les eaux sulfureuses paraissent surgir de différents points.




Jusqu'au milieu du 19ème Siècle, l'Etat y envoya de vieux militaires blessés dans les guerres de la République et de l'Empire. Pendant la   Restauration les eaux furent fréquentées par les grandes familles du midi. ​
 
 
Le 11 novembre 1896, une demande d’autorisation d’exploiter la Source Sainte-Marie est déposée. Cette demande sera rejetée pour captage insuffisant.



​Pour faciliter leur usage à domicile, les eaux de Trébas furent commercialisées en bouteilles (pour la boisson, le lavage ou la pulvérisation), sous forme d'eaux-mères (concentré de matières minérales à verser dans sa baignoire) et de pastilles (pour les maladies des voies respiratoires, de la bouche et de la langue).


Bouteille d'eaux-mères
 

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 Bouteille et boite de pastilles
 


Boites de pastilles


Au début du 20ème Siècle, l'Hôtel des Bains de Trébas était très réputé.

Les eaux de Trébas reçurent d'ailleurs le Diplôme d'Honneur au Congrès International de médecine de Grenoble en 1902 et la Médaille d'Or au Congrès International de Médecine de Biarritz en 1903.




L'établissement resta très actif jusque dans les années 1950 puis périclita peu à peu, avant d'être ravagé par un incendie.
 
Le 26 novembre 1964, une demande d’autorisation d’exploiter après transport et mélange les Sources Assié et Saint-Roch est formulée.
 
Cette même année on constate l’arrêt d’exploitation des Sources. Par la suite, une société minière achètera l’ensemble pour exploiter le spath-fluor jusqu’en 1977 ; l’établissement thermal sera détruit en 1980 par un incendie.

Le 17 juillet 1975, un Arrêté Ministériel révoque les autorisations des Sources Assié et Saint-Roch.

 
Actuellement, les captages sont à l’abandon. La galerie Assié – St Roch est envahie par l’eau minérale et l’entrée de la galerie de la source Sainte Marie est effondrée.​




Aujourd'hui, Les Bains sont une propriété privée.



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